PERDRE UN PARENT

Comme à mon habitude, j'ai cherché pour vous les meilleurs textes déjà parus sur le sujet dans le web. Voici un excellent article dont vous trouverez l'intégralité ici http://www.ecoledesparents.org/ups/assets/publication/FNEPE_livret_deuil_prev.pdf que j'ai simplement mis en couleurs et en images. Le mérite leur revient intégralement.

"La place que l'enfant accorde à la mort, les représentations et conceptions qu'il en a évoluent avec l'âge.

Le tout-petit se confronte tout d'abord à l'absence. 

Il en fait l'expérience dès ses premières relations avec ses proches. 

Entre 2 et 12 ans, l'idée de la mort se modifie plus ou moins vite selon le vécu de chacun : la perte d'un animal,d'un proche...

Dans un premier temps, la mort n'est pas perçue comme définitive. On l'envisae comme un cycle : on vit, on meurt, on revit, on re-meurt...

Et puis un jour, l'enfant découvre que la mort signifie "plus jamais", quelque chose d'irréversible.

Pendant un temps, il imagine que certaines personnes peuvent y échapper.

Jusqu'à ce qu'il réalise qu'elle est universelle, touche tout le monde.

Il veut pourtant croire qu'en faisant attention, en n'attrapant pas de maladie, elle ne le concernera pas. C'est pour cela que petit il en parle avec légèreté, joue avec et peut même souhaiter le décès de quelqu'un.

L'adolescent, pris dans une période de transition empreinte d'insouciance, de doute et d'exaltation, acquiert intellectuellement la notion de mort, mais sa propre fin demeure pour lui inconcevable.

L'idée de la mort l'effraie autant qu'elle le séduit, il est fasciné. Il peut alors s'engager dans des conduites à risque pour mieux se sentir exister.

           

COMMENT PARLER DE LA MORT A UN ENFANT

 

L'enfant qui perd sa mère ou son père perd une partie de lui-même. Sa vie change : il est confronté à l'absence et au manque, mais aussi à la forte charge émotionnelle véhiculée par son entourage.

Les enfants croient que ce qu'ils imaginent ou souhaitent peut se réaliser. Cette "pensée magique" est source de culpabilité.

L'enfant a besoin de mots concrets et justes pour nourrir ses questions et construire à son rythme sa représentation de la mort. 

Il faut le soutenir et l'aider à suivre son propre chemin. Il doit entendre que son parent est mort mais que lui "n'y est pour rien".

L'adulte peut évoquer sa propre tristesse, ce qui permettra à l'enfant de parler de la sienne . Ce n'est pas tabou.

Les expressions imagées telles que "dormir pour toujours", "partir en voyage", "aller au ciel", se voulant apaisantes, risquent en réalité d'induire confusion, anxiété et culpabilité chez l'enfant.

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"Je ne te connais pas, je ne sais pas qui tu es ni quel âge tu as ; 7 ans, 12 ans, 17 ans ?....Beaucoup plus ?

Peut-être es-tu très triste ? Triste comme jamais car tu viens de perdre quelqu'un que tu aimes beaucoup ou un animal qui tenait une place énorme dans ton coeur ..Ou bien alors, peut-être as-tu simplement très peur que ces moments difficiles arrivent un jour.

Peut-être aussi que la seule idée de mourir t'est insupportable. Je suis certain d'une chose ; quand tu sauras ce que raconte ce livre, tu auras beaucoup moins peur de la mort et tu seras déjà un peu moins triste à la simple idée de perdre celles et ceux que tu aimes.

Dans cet ouvrage le Docteur Jean-Jacques Charbonier s'adresse aux enfants de tous âges pour leur expliquer la mort, la vie et la vision qu'il en a. Son propos vise également à aider les adultes à parler de la mort aux enfants, mais aussi à leur proposer une façon de comprendre ce qu'est la mort et à envisager la vie, leur vie, différemment ."

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La mort expliquée aux enfants mais aussi aux adultes

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Un enfant, même un bébé, a besoin de savoir la vérité, que l'on mette des mots sur ce qui se passe et sur ses émotions, et ce le plus tôt possible.

Il est sensible aux modidifications de la voix, des gestes et à la soudaine charge émotionnelle de son entourage.

L'annonce de la mort se fige dans sa mémoire. Il arrive qu'inconsciemment l'enfant associe le décès au contexte et rende responsable les personnes présentes, les messagers.

QUAND ET COMMENT ANNONCER UN DECES A L'ENFANT ? 

 

L'annonce pour le parent est un moment délicat, qui nécessite disponibilité, attention et accompagnement, afin d'accueillir et respecter la souffrance de l'enfant.

Pour le reste, il n'y a pas de règle : on peut faire référence au discours d'un tiers, "le médecin m'a dit" pour éviter d'incarner le porteur de mauvaise nouvelle, choisir un lieu neutre ou pas,

s'entourer de personnes ou préférer l'intimité..."je ne sais pas quand le lui dire"...."Tout à coup ma mère s'est effondrée, je n'ai pas pu lui poser de questions"...."j'étais soulagé de ne pas être seul pour le lui annoncer"...."Je ne peux plus dormir dans cette chambre"...Il n'y a pas de moment idéal pour annoncer la mort à un enfant.

Attendre est une illusion qui protège l'adulte.

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"Le téléphone sonne et Max et Lili apprennent la mort de leur grand-père. Tous partent rejoindre Mamie pour l'enterrement...

Une histoire pour partager ses questions et ses émotions, pour exprimer ses peurs, pour garder dans son coeur les gens qu'on aime et pour aimer la vie."

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       Grand-père est mort

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"Notre époque refuse l'idée de la mort et admet de moins en moins la notion de perte et de séparation.

Et quand un enfant est concerné par la disparition d'un proche, la volonté de le protéger de ce séisme est telle qu'on rend son deuil plus difficile encore.

Pourtant, c'est le rôle des adultes de l'accompagner dans cette épreuve. Ce livre répond aux questions les plus  fréquentes de l'entourage :

Faut-il lui dire la vérité lorsqu'on sait la personne condamnée ? Que faire s'il refuse d'aller à l'hôpital ou même de parler du malade ?

Comment organisée la vie durant cette période troublée ? Commen l'aider à dire adieu ?

Comment lui annoncer la mort ? Comment lui permettre de faire face à une mort brutale ?

Doit -il aller à l'enterrement ? 

Le psy est-il un passage obligé ?..."

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  L'enfant face à la mort d'un proche : En parler, l'écouter, le soutenir

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LES RITUELS 

 

L'enfant a besoin d'être rassuré et entouré, savoir qu'il n'est pas seul, qu'on s'occupe de lui.

Le rituel, qu'il soit religieux ou inventé, permet à l'enfant de rester symboliquement en lien avec le défunt, de raconter une histoire, de faire mémoire.

Il donne corps au groupe, qui entoure, porte et protège.

Les obsèques sont aussi l'occasion de retrouvailles, de partage des moments passés avec le défunt.

On se confronte à la réalité de la mort.

Le cérémonial, avec ses éléments concrets (cercueil, crémation, mise en terre) aide à éviter les constructions délirantes.

L'adulte qui accompagne : l'enfant doit pouvoir dire au revoir à son parent s'il le souhaite et voir son corps, à condition d'y être préparé ("ton papa a les yeux fermés, il ne respire plus. Son corps est froid car le sang ne circule pas. Son visage n'est plus tout à fait comme avant").

L'enterrement l'aide à vivre et rend concrète cette séparation (le deuil des disparus est plus difficile à faire).

Il est bon d'expliquer à l'enfant le déroulement des funérailles, lui dire que les gens pleurent, cest normal, que lui aussi en a le droit.

Il faut respecter sa souffrance, même si il est insupportable de voir un enfant.

LES REACTIONS POSSIBLES DES ENFANTS ENDEUILLES

 

Il arrive que l'enfant ne montre aucun signe de souffrance psychique. Cette absence de réaction affective lui évite d'être submergé par l'émotion. Il peut, un temps, paraître totalement détaché, puis après plusieurs mois extérioriser des peurs, des colères inexpliquées, de l'agressivité.

L'enfant est égocentré, ce qui le conduit, dans bien des cas, à se sentir responsable de ce qui arrive. Il tente alors de prendre en charge le mal-être du parent. La dépression chez l'enfant se manifeste parfois par des troubles ou des plaintes somatiques.

Un environnement stable et sécurisant, associé à des personnes de confiance, donne à l'enfant des repères solides. Il est important de lui laisser la possibilité de parler de la mort..comme de ne pas en parler.

Il faut également le rassurer quant à sa "responsabilité imaginaire" et veiller à ce qu'il reste à sa place d'enfant.

L'entourer et accepter qu'il régresse, c'est l'autoriser à exprimer ses craintes et ses peurs (refus de rester seul ou de quitter son parent par exemple)

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Vivre et grandir sans toi : Témoignages de frères et soeurs endeuillés

 

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