L'ALLAITEMENT

Voici remises en forme, des informations précieuses empreintées à http://knol.google.com

                                

Qu'est-ce qui fait la différence entre le lait maternel et les autres laits ?

 

La plupart des hommes de science, voient dans le lait maternel l'aliment le mieux adapté aux besoins spécifiques du nourrisson, tant sur le plan nutritionnel que sur le plan immunitaire.

A) La première caractéristique de lait maternel est de présenter une composition variable.


Tout se passe dès l'accouchement, comme si le lait fabriqué par les cellules secrétrices, tapissant les acini (ampoules creuses, constituants la partie glandulaire du sein),

se modifiaient  au gré des besoins : 

* élevant au 10 ème jour le taux des protéines.

* puis ce sont les niveaux de lactose, calcium et potassium, qui augmentent et ainsi de suite.

La composition du lait maternel change ainsi selon l'âge de votre bébé, le moment de la tétée, de la journée..... Elle est très stable, même lorsque la mère ne se nourrit pas bien ou est malade.

 

B) La deuxième caractéristique importante et qu'il est surtout fait sur mesure pour le bébé, 

en effet, il contient plus de 50% du matériel génétique de l'enfant.

   

QUELLE EST LA COMPOSITION ESSENTIELLE DU LAIT MATERNEL ?

Jusqu'à maintenant, il a été identifié plus de 300 composantes du lait maternel qui chacune joue un rôle non seulement nutritif, mais aussi sur le développement du système nerveux, du système immunitaire et sur le développement global de l'enfant et incluant principalement : de l'interféron, des globules blancs, des agents antibactériens et antiviraux, des calmants intestinaux...

* L'EAU : 

Présente à 87,5 % dans le lait maternel, elle permet une hydratation parfaite du bébé, assorti d'un petit complément en cas de diarrhée, vomissement ou forte 

chaleur.

* LE LACTOSE :

Les glucides représentent 7% soit 60 g/litre de lactose.

Le lactose est un sucre formé d'une molécule de galactose, uni à une molécule de glucose.

Le pouvoir sucrant du lactose est 6 fois moins élevé que celui du saccharose (sucre ordinaire).

Une enzyme, la lactase permet au nourrisson de transformer le lactose en glucose et en galactose.

Cette dernière étant à son tour, convertie en glucose au niveau du foie.

Le glucose deviendra ainsi, l'un des grands combustibles, nécessaire au travail et au développement de la machine humaine.

Le lactose est aussi essentiel à la formation et à la bonne santé des cellules du cerveau, des muscles, des intestins...

 

                                                                                                  

* LES LIPIDES :

 Ils représentent 4%, soit environ 40 g/litre et ils constituent une autre source énergétique.

Le taux des lipides peut varier en fonction de nombreux éléments tels que l'heure de la journée, l'âge de l'enfant, l'alimentation de la mère.....

Dans le lait humain, ils se présentent essentiellement sous forme de "triacylglycérols". Ce sont des acides aminés à longues chaînes. 

Ces acides gras, permettent également de rendre assimilable de nombreuses vitamines, telles que les vitamines A,D,E et K contenues dans 

l'alimentation et que l'être humain ne peut synthétiser.

Les acides gras essentiels renfermés dans le lait maternel renforcent le développement du système nerveux, du système cardio-vasculaire, du système cérébral et du visuel du bébé.

Les lipides ne sont délivrés qu'en fin de tétée, et c'est pour cette raison qu'il ne faut pas écourter les repas du bébé.

 
* LES PROTEINES : 
 
Elles représentent 1%, soit 9 à 12 g/litre et se présentent dans le lait, soit sour forme de micelles, soit sous forme soluble.  
Les micelles du lait, contiennent des caséines et des ions minéraux (phosphates, calcium et magnésium).
 
Les protéines solubles, comprennent d'innombrables substances, dont certaines paraissent jouer un rôle dans le développement de la flore intestinale.
Mais toutes les protéines, contribuent à apporter au nourrisson, des acides aminés indispensables à la synthèse des acides nucléiques et à celles d'autres protéines.
 
Les protéines contiennent en plus, des immunoglobulines, dont le rôle est essentiel pour la défense du corps contre les micro-organismes étrangers.   
 

* LES ENZYMES : 

Elles aident à la bonne absorption des graisses et sont également l'un des bactéricides naturels du lait maternel.

* LES SELS MINERAUX et LES OLIGO-ELEMENTS :
 
Représentent 0,5 %, soit 2 g/litre.
Ils participent entre autre, à la constitution du squelette et dont les principaux sels minéraux sont : 
 
- Le calcium, qui est très mal métabolisé par le nourrisson pour des raisons biochimiques diverses, mais il est assimilé à 100 % par les bébés.
 
- Le sodium, fer, le chrome, le manganèse, le cuivre, le sélénium, le phosphore, l'iode, le chlore, magnésium, le potassium, le souffre.
 
- Le zinc : présent dans le lait humain sous une forme spécifique qui explique le rôle exclusif du lait de femme dans la prévention et le traitement de l'acrodermatitis
entéropathica (maladie héréditaire consécutive à une carence de zinc et dont le manifestations sont essentiellement digestives et cutanées).
 
* LES VITAMINES : 
    
Le lait maternel contient pratiquement toutes les vitamines en taux normal, vitamines A, B1, B2, PP, B5, B6, B8, B9, B12, C, sauf pour la vitamine K (qui est présente à des taux très bas).
Pour la vitamine D qui est nécessaire au bon développement du squelette du bébé il est préférable d'en ajouter quelle que soit l'alimentation de l'enfant.
Le lait maternel est par ailleurs très riche en vitamine E, puissant agent antioxydant.
 
* LES HORMONES : 
 
Elles favorisent la croissance et le développement des organes sexuels.
 
    1 litre de lait apporte en moyenne 670 kcals (2720 kJ). 
 
LE ROLE DU LAIT MATERNEL DANS LE DEVELOPPEMENT DE LA FLORE BACTERIENNE
 

 La flore bactérienne du nourrisson élevé au sein est composée essentiellement de certains groupes bactériens, tel que les bifidibactérium et les bactéroîdes. 

Ces deux groupes sont représentatifs de la flore du nourrisson élevé au lait maternel.Ils participent à la protection du nourrisson contre les infections. 
 
On sait aussi, que cette flore associée au lait maternel, exerce un effet de répression à l'encontre des Escherichia coli et que le lait maternel crée un équilibre écologique,         empêchant toute bactérie pathogène de s'implanter.
 

LE LAIT MATERNEL PROTEGE T-IL LE BEBE DES MALADIES ?

On sait depuis fort longtemps que le colostrum et le lait maternel, contiennent des anticorps contre les  bactéries. 

Les anticorps rencontrés dans le lait maternel sont aussi appelés immunoglobulines et elles existent sous cinq formes différentes : IgG, IgA, IgM, IgD et IgE. 
 
L’immunoglobuline la plus répandue dans le lait maternel est l’immunoglobuline A (IgA). 
 
Cette immunoglobuline est très résistante aux acides et à l’activité protéolytique des enzymes intestinaux, elle persiste ainsi dans le tube digestif de l’enfant. 
 
Le pH des sécrétions gastriques tombe de 1 à 2 dans les 6 heures qui suivent la naissance, mais il augmente au cours de l'alimentation. 
 
Cette immunoglobuline est retrouvée en grande quantité dans les systèmes gastro-intestinaux et respiratoires des adultes.
 

Les anticorps du lait maternel agissent sur les bactéries des sérotypes entéropathogènes des :

  • Escherichia coli
  • clostridium
  • corynébactérium diphtériae
  • salmonella
  • shigella
  • streptococcus pneumoniae
  • virus coxsackies B1, B5 et B9
  • les échovirus
  • les poliovirus 1, 2 et 3
  • les rotavirus.

 

Le véritable destin des anticorps absorbés avec le lait maternel n'est pas très bien connu, mais leur site d'action pourrait être localisé au tube digestif, puisque les immunoglobulines ne sont que faiblement absorbés dans le tube digestif de l'enfant. 
 
 Les anticorps maternels jouent probablement un rôle non négligeable dans l'immunité passive de l'enfant en limitant l'apparition des maladies dues aux bactéries intestinales, aux virus et aux antigènes. 
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Les enfants alimentés au lait maternel riche en anticorps anti Escherichia coli, ont des anticorps dans leurs selles, contrairement à ceux qui sont nourris au lait artificiel. 
 
 Il a été aussi remarqué que même le colostrum des femmes enceintes immunisées par voie orale contre une souche d'Escherichia coli, contient des cellules plasmatiques sécrétrices d'immunoglobulines (IgA) vis-à-vis des lipopolysaccharides d'Escherichia coli. 
 
 Pour empêcher les microorganismes pathogènes de produire une maladie ou pour prévenir leur pénétration, les anticorps  du lait maternel devraient être capable et ce par différents processus soit de :
 
- Lyser les bactéries en présence de lysozymes et des composants du complément 
2 - inhiber l'adhérence des bactéries sur la muqueuse intestinale 
3 - empêcher la prolifération bactérienne et virale, par un pouvoir de neutralisations semblable à celui des anticorps sériques.

 

 

EST-CE QUE LE LAIT MATERNEL CONFERE UNE IMMUNITE NATURELLE ?

L'allaitement confère au nouveau-né une immunité naturelle contre les infections et les maladies et ce grâce aux anticorps maternels (voir plus haut).

EST-CE QUE LE LAIT MATERNEL JOUE UN ROLE DANS L'IMMUNITE DITE "INTESTINALE" ?

De nombreuses études, suggèrent que les enfants nourris au sein sont protégés contre les gastro-entérites.

Dans les populations où les enfants sont nourris au lait maternel, les diarrhées sont inhabituelles durant les premiers mois de la vie mais deviennent beaucoup plus fréquentes au cours de la seconde moitié de la première année et au cours de la deuxième année.

Ces infections qui surviennent après le sevrage, sont connues sous le nom de diarrhées du sevrage.

La résistance aux infections intestinales chez les enfants nourris au lait maternel serait due à tout un ensemble de facteurs : 

A) Le transfert passif des anticorps dirigés contre les agents potentiellement pathogènes, joue un rôle essentiel en empêchant l'adhésion des bactéries sur les muqueuses intestinales.

L'effet anti-infectieux du lait maternel tient en effet à la présence de cellules qui préviennent la fixation des bactéries sur la paroi intestinale des microbes et des virus.

Les bactéries sont agglutinées puis éliminées dans les selles.

 
B) Par la présence de certains composants du lait maternel comme : la lactotransférine, le lysozyme, la lactopéroxydase, ont des propriétés antibactériennes mises en 
évidence.
 
Dans les pays en voie de développement où les diarrhées sont endémiques, l'allaitement maternel est une garantie de propreté qui diminue l'éventualité d'une exposition aux
entéropathogènes contaminants, surtout si le lait est préparé dans de mauvaises conditions d'hygiène.
 
Le lait maternel protège aussi contre des virus dangereux tel le virus de la poliomyélite, comme on l'a déjà dit.           
                                                                         
 

A QUEL MOMENT DE LA LACTATION APPARAISSENT LES ANTICORPS ?

 

La concentration des anticorps varie au cours de la lactation.

Elle est maximale dans le colostrum présent les cinq premiers jours, puis dans la montée laiteuse et pour terminer dans le lait mature.

 
QU'APPELLE T'ON LE COLOSTRUM ?
 

Le colostrum est le liquide annonciateur du lait. 

Il est secrété en général vers le troisième trimestre de la grossesse et se poursuit durant les deux à trois jours, voire cinq jours qui suivent la naissance.

C'est un liquide d'aspect épais, visqueux et de couleur jaunâtre qui sort des mamelons des seins.
 
Durant les trois aux 5 premiers jours, c'est ce que le bébé tétera en premier, avant de téter le véritable lait.

 

 

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